Dimanche 15 mai 2011 - Actualités, Compte Rendu
C’est dans un ancien haut-lieu de la résistance, le plateau des Glières, que se déroulait ce week-end le rassemblement « Paroles de Résistance » organisé par l’association des « Citoyens d’hier et d’aujourd’hui ». Malgré la neige et le froid, près de 5000 personnes étaient venues de toute la France écouter les intervenants suivants : Walter Bassan, François Amaudruz, Elisa Aubry, Julien Bayou, Pierre Pranchère, Jean-Pierre Dubois, Valérie Francoisi, Corinne Pointet, Philippe Marcquet et Nadia Nesrahoui.
Tous ont voulu faire passer un même message : le verbe « résister » se conjugue aussi au présent. Que ce soit il y a 80 ans ou auourd’hui, il existe toujours des raisons de résister. Depuis 2007, ce rassemblement citoyen s’est fixé comme objectif un devoir de mémoire et un appel à la résistance citoyenne. 2007, date à laquelle Nicolas Sarkozy s’était invité à 2 jours des élections présidentielles, pour « faire de chaque mort un bulletin de vote » (Walter Bassan, ancien résistant et déporté). Cette venue, si improbable au vue de la casse des acquis sociaux du Conseil National de la Résistance faite par le gouvernement Sarkozy, a choqué de nombreux résistants.
Ce week-end, c’est la dérive de la politique du tout-sécuritaire du gouvernement tout autant que la nécessaire remise en cause d’un système qui ne recherche que le profit dont il a été question.
Dérive du tout-sécuritaire, par exemple lors du désormais tristement fameux discours de Grenoble, ou encore la stigmatisation permanente des immigrés, comme l’a rappelé J.P. Dubois (président de la LDH).
Recherche du profit à tout-prix qu’ont dénoncé par exemple Valérie Francoisi et Corinne Pointet, surnommées « les guerrières du dimanche » qui se sont mises en grève pour protester contre le travail dominical. Ces caissières ont motivé leur action par la volonté de conserver leur vie familiale. Ou encore cet agriculteur, Philippe Marcquet, actuellement en procès contre un grand industriel de la production laitière, et qui dénonce la précarité de certains agriculteurs comme lui, qui ne demandent qu’à pouvoir se verser 1000€/mois et vivre de son travail dignement.
Deux jeunes intervenants de Jeudi Noir, Elise Aubry et Julien Bayou, ont eux exposer leur mode de résistance, une résistance qu’ils considèrent à réinventer sans cesse : après avoir « fait la fête » avec confettis et champomy dans les agences immobilières pour dénoncer la hausse constante du prix des loyers, leur collectif a voulu faire appliquer la loi de réquisition des logements inoccupés. Un procès est en cours.
Enfin, Radhia Nesrahoui, militante contre la torture en Tunisie, a tenu à rappeler, entre autres, une double : celle de juger Ben Ali pour les crimes qu’il a commis et celle de mettre en place un régime parlementaire et d’un renouvellement politique.
Tous ces intervenants ont un point commun : celui d’avoir osé parler, dénoncer, critiquer, certains au péril de leur vie. Même si les dangers pris sont bien entendus très différents selon la démarche, l’importance de résister et de transmettre aux jeunes générations a constitué le fil rouge de cette journée.
Une journée dont nous ressortirons grandis. Même si nous n’avons pu écouter Stéphane Hessel, venu la veille, et Edgar Morin, nous gardons de cette journée très émouvante, un souvenir fort. Plus que jamais motivés, motivés pour résister.
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martin
15 novembre 2011 à 22 h 44 min
Honte à vous de salir les lieux où des hommes se sont battus pour la France Vous souillez notre pays. Vos discours et pensées sont médiocres. Honte aux barbus trotskystes et manipulateurs. Mal pensants et médisants. Votre médiocrité souille nos lieux historiques