Samedi 17 décembre 2011 - Actualités, Compte Rendu, Santé
En présence de Najat Valaud-Belkacem : élue municipale à Lyon en charge de la vie associative et de la jeunesse, conseillère générale du Rhône, secrétaire nationale du PS en charge des questions de société, porte-parole de François Hollande).
Plusieurs problématiques furent soulevées lors de ce débat, orienté essentiellement autour de l’accès à la parentalité.
Tout d’abord, les inégalités d’accès à cette parentalité furent évoquées. Malgré de récents progrès (les couples stériles peuvent désormais avoir un enfant), les critères de sélection de ces couples restent très stricts. Ils doivent, par exemple, être hétérosexuels, ensemble depuis un certain temps, la femme doit avoir plus de quarante ans, etc…
Mais aujourd’hui, « l’homoparentalité est une réalité » explique Najat Valaud-Belkacem. Il paraît logique alors d’effacer toutes ces inégalités injustifiées, souhait d’ailleurs partagé par la majorité des Français.
Le problème délicat de la GPA (Gestation Pour Autrui) fut également soulevé. Celui-ci entraîne beaucoup de craintes (comme la marchandisation ou l’exploitation du corps de la femme) mais fait naître, d’un autre côté, beaucoup d’espoir pour des couples désirant un enfant.
Najat Belkacem, favorable à la GPA, explique qu’elle souhaiterait voir la création d’un système protégé, encadré avec des règles strictes. La GPA ne serait pas rémunérée (afin d’éviter toute relations d’argent) et prise en charge par la Sécurité Sociale.
Mais, cette question est encore ouverte au sein de Parti Socialiste et au sein de notre société. Elle nécessite encore un débat de fond (notamment sur la définition même de la famille et de sa composition) ainsi qu’une diffusion d’informations, afin de défaire les prises de position trop tranchées.
Un problème sous-jacent émerge également: celui de la religion. Najat Valaud-Belkacem souligne, en effet, le rôle important de celle-ci dans les décisions politiques, concernant les questions de société. Les religions freinent certains députés, notamment de droite, dans leur choix. Ceux-ci font également preuve de frilosité, voire d’agressivité envers toutes avancées sociales (tout le monde a encore en tête les propos honteux de Brigitte Barèges, députée UMP, concernant l’ouverture du mariage aux homosexuels).
« Les parlementaires de droite ne sont pas progressistes mais sont méfiants et frileux. Ils n’ont pas conscience que la société a évolué (…) Ceux qui disent que la société n’est pas prête se cachent derrière leur lâcheté, leur peur et leur hypocrisie », dénonce Najat Valaud-Belkacem.
Il est évident que la société a évolué sur ces questions. La grande majorité des Français sont désormais favorables au mariage pour tous ainsi qu’à l’adoption pour tous les couples. La politique doit donc s’adapter à ces évolutions voire aller plus loin. Il semble falloir dépasser les dynamiques populaires ou électorales (la peine de mort a été abolie alors que la majorité des Français souhaitaient qu’elle reste en vigueur). C’est aussi le rôle des hommes politiques d’aller plus loin et d’être visionnaires sur ces questions.
Dès 2012, avec l’élection de François Hollande à la tête du pays, une loi sera déposée et autorisera le mariage pour tous ainsi que l’accès à la parentalité pour tous les couples. Cette loi permettra de mettre fin à ces discriminations injustes et injustifiées.
Le renouvellement des nos élus permettra de rester en phase avec la société, d’évoluer avec elle et de la comprendre.
La France doit rattraper son retard. Depuis la mise en place du PACS en 1999, aucune avancée sociétale n’a été réalisée dans notre pays. Il est temps que cela change. Vite, 2012!
Faustine B.
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